
AntiqonART consultant will contact you within one business day after receiving your request.
Discover how the value of similar works has evolved over the past 10 years. Art is not only beauty — it's an investment.
Discover how the value of similar works has evolved over the past 10 years. Art is not only beauty — it's an investment.
Chachka cérémonielle du Caucase réalisée selon les traditions des ateliers d’armurerie du Caucase du Nord dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle constitue un exemple représentatif de l’arme blanche de l’Empire russe, alliant fonctionnalité militaire et raffinement décoratif.
La lame en acier, à un seul tranchant, est modérément courbe et munie de gouttières. Surface sans décor gravé étendu, avec gravure sur une face. La géométrie correspond au type classique de la chachka caucasienne, conçue pour la taille puissante.
La poignée, dépourvue de garde, présente le pommeau recourbé caractéristique. Les plaquettes sont en os, fixées par une monture en argent doré. Les éléments en argent sont ornés de décor niellé à motifs végétaux. Le contraste entre l’or, le niellé sombre et l’os clair souligne le caractère cérémoniel de l’arme.
Le fourreau en bois, gainé de cuir, est muni de garnitures en argent doré richement décorées de motifs répétitifs et de médaillons. Présence d’anneaux de suspension.
Marques: Aucune marque visible.
Dimensions: Longueur totale - 104 cm; Largeur - 9 cm.
État: Bon état général. Patine naturelle de l’argent, légères traces d’usage et fines rayures superficielles sur la lame.
Provenance: Collection privée.
La chachka caucasienne du XIXe siècle occupe une place majeure dans l’histoire des armes blanches russes et dans l’évolution de la culture militaire de l’Empire. Les exemplaires conservés au Musée historique d’État de Moscou, aux Musées du Kremlin et au Musée de l’Ermitage témoignent du perfectionnement technique et esthétique de ce type d’arme. Issue des traditions guerrières des peuples du Caucase du Nord, la chachka se distingue par l’absence de garde, caractéristique qui permettait une grande liberté de mouvement du poignet et une rapidité exceptionnelle au dégainement.
Au milieu du XIXe siècle, l’Empire russe adopta officiellement la chachka pour les régiments cosaques, puis pour certaines unités de cavalerie régulière. Cette adoption entraîna une normalisation partielle des dimensions et de la courbure de la lame, sans toutefois uniformiser les montures décoratives. Les ateliers régionaux conservèrent leurs spécificités artistiques, produisant à côté des modèles réglementaires des exemplaires richement ornés destinés aux officiers et aux membres de l’élite militaire.
Les centres daghestanais, notamment le village de Kubachi, acquirent une réputation particulière pour la qualité de leurs montures en argent. Les recherches muséales consacrées aux arts décoratifs caucasiens soulignent l’importance de la technique du niellage. Celle-ci consistait à graver la surface de l’argent puis à remplir les creux d’un alliage noir composé principalement d’argent, de cuivre et de plomb, avant cuisson et polissage. Ce procédé produisait un contraste graphique puissant entre l’argent doré, le niellé sombre et les matériaux organiques clairs tels que l’os ou l’ivoire.
L’usage de l’os dans la fabrication de la poignée accentuait le caractère prestigieux de l’arme. Ces matériaux, appréciés pour leur solidité et leur élégance, renforçaient la dimension cérémonielle de la chachka. Dans la hiérarchie militaire et sociale de l’Empire russe, les armes richement montées constituaient des signes visibles de rang, d’honneur et d’appartenance. Elles faisaient partie intégrante de la tenue officielle et apparaissent fréquemment dans les portraits d’officiers et de notables caucasiens.
La chachka caucasienne du XIXe siècle ne doit donc pas être considérée uniquement comme une arme fonctionnelle. Elle représente la rencontre entre les traditions martiales autochtones du Caucase et l’organisation militaire impériale russe, tout en illustrant le haut niveau artistique des écoles régionales de travail du métal. Dans la recherche muséale contemporaine, ces pièces sont étudiées comme des témoins essentiels de la culture matérielle, révélant à la fois l’évolution de l’armement de cavalerie et l’essor des arts décoratifs caucasiens sous l’Empire.
État conforme à l’âge. Lame avec légères traces d’usage. Garnitures en argent avec patine homogène, sans pertes significatives du décor.
The condition report is provided for informational purposes only.
It is not comprehensive and may not reflect all defects, restorations, alterations, or adaptations, as Antiqon does not perform professional conservation-level assessments. The information is based on a qualified, yet subjective, evaluation by our specialists.Before purchasing, we recommend consultation with an independent expert.Please also consult our Terms and conditions and Glossary A-Z, which contain important information on lot characteristics and sale conditions.
