MANUFACTURE DE PAVEL OVCHINNIKOV

1853–1917

La manufacture de Pavel Ovchinnikov figure parmi les principales entreprises joaillières de Moscou dans la seconde moitié du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle et fut Fournisseur de la Cour impériale. Spécialisée dans l’argenterie artistique et les émaux cloisonnés et peints, elle a établi un standard de référence pour le Style national russe et l’école moscovite de l’émaillerie.

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HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT

L’entreprise est fondée à Moscou en 1853 par Pavel Akimovitch Ovchinnikov (1830–1888). Issue d’un atelier d’orfèvrerie de petite taille, elle devient rapidement l’un des établissements artistiques et industriels majeurs de l’Empire russe. Après la disparition du fondateur, la direction est assurée par ses héritiers et l’activité se poursuit jusqu’en 1917. La manufacture dispose de boutiques à Moscou et à Saint-Pétersbourg et d’un réseau d’ateliers organisés selon une stricte répartition des métiers entre orfèvres, ciseleurs et émailleurs.

TITRES, DISTINCTIONS ET COMMANDES

En 1865, la maison obtient le titre officiel de Fournisseur de la Cour de Sa Majesté Impériale. Les œuvres d’Ovchinnikov sont récompensées lors de nombreuses expositions nationales et internationales, notamment à Paris et à Vienne. La clientèle comprend la Cour impériale, l’aristocratie, le grand négoce ainsi que d’importantes institutions religieuses. Une part essentielle de la production est constituée d’objets de présentation et d’orfèvrerie liturgique.

SPÉCIFICITÉ ARTISTIQUE ET TECHNIQUES

La manufacture se distingue par la maîtrise des émaux cloisonnés, champlevés et peints sur argent, ainsi que par une ciselure et une gravure d’un très haut niveau. Les décors s’inspirent largement de l’art ancien russe, de l’ornement végétal et de formes stylisées d’avant Pierre le Grand. Le langage artistique s’inscrit dans l’Historicism et le Style russe, évoluant progressivement vers des éléments du Modernisme russe au tournant du siècle.

HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE

Parmi les œuvres de référence figurent des kovshi et bratina émaillés des années 1870–1890, des revêtements d’icônes et de l’orfèvrerie religieuse, ainsi que des services et tabatières de présentation ornés d’émaux polychromes. Les productions de la manufacture sont conservées dans les collections de grands musées, notamment le Musée historique d’État, le Musée de l’Ermitage et le Musée Fabergé, où elles sont considérées comme des jalons majeurs des arts décoratifs russes du XIXᵉ siècle.

ANALYSE DU MARCHÉ

Œuvres exceptionnelles: Les pièces de caractère cérémoniel et de niveau muséal, exécutées pour des commandes impériales ou de cour, occupent le segment supérieur du marché, avec une fourchette indicative de €200 000 à €1,2 million. Les meilleurs résultats concernent les grands vases émaillés et l’orfèvrerie liturgique.

Œuvres rares: Les kovshi, bratina, tabatières et services à émaux complexes et à décor distinctif se situent généralement entre €50 000 et €300 000, portés par une forte reconnaissance stylistique et un intérêt soutenu des collectionneurs.

Œuvres de série: La production courante, comprenant la vaisselle et de petits objets décoratifs, se négocie dans une fourchette d’environ €1 000 à €50 000 et conserve une demande stable sur le marché.

Sales history

Styles & periods