MAISON DE COMMERCE S.G. GALKIN ET CIE

MAISON DE COMMERCE S.G. GALKIN ET CIE

1892-1917

La maison de commerce S.G. Galkin et Cie est une fabrique de joaillerie moscovite active à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, fondée par Semion Grigorievitch Galkin. L’entreprise était spécialisée dans la production d’ouvrages en or et en argent, notamment des revêtements d’icônes et des objets à usage ecclésiastique, associant traditions artisanales et organisation industrielle.

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HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT

Les origines de l’entreprise remontent à 1890, lorsque Semion Grigorievitch Galkin fonda un atelier de joaillerie à Moscou. En 1892, la firme fut officiellement enregistrée sous la raison sociale « S.G. Galkin et Cie », marquant sa transformation en une maison de commerce dotée d’une structure de production et de distribution intégrée.

Entre 1895 et 1897, un magasin de joaillerie fut ouvert rue Pokrovka, dans la maison Chicheliov, située dans le quartier de la Iauza à Moscou. Les principaux ateliers de fabrication se trouvaient à Maryina Roshcha, au 41 Novoye Chossé. Selon les données de 1898, l’usine employait 48 ouvriers et 12 apprentis, pour une production annuelle estimée à environ 50 000 roubles.

En 1904, le nombre d’employés atteignit 116 personnes. En 1909, l’entreprise comptait 79 ouvriers et réalisait un chiffre d’affaires annuel d’environ 175 000 roubles, témoignant d’une phase de stabilisation de l’activité. Entre 1913 et 1917, la maison de commerce était installée rue Cheremetievskaïa, maison 11, à Maryina Roshcha, et poursuivit son activité jusqu’aux événements révolutionnaires et à la nationalisation.

TITRES, DISTINCTIONS ET COMMANDES

La maison de commerce S.G. Galkin et Cie participa activement aux grandes manifestations artistiques et industrielles de son époque. En 1896, elle prit part à l’Exposition artistique et industrielle panrusse de Nijni Novgorod, où elle fut récompensée par une médaille pour la qualité de son exécution.

La firme entretenait des relations commerciales avec des maisons de commerce de Moscou et de Saint-Pétersbourg, ainsi qu’avec des institutions ecclésiastiques. Des livraisons sont documentées pour la maison O.F. Kourlioukov. Pour la firme I.E. Morozov à Saint-Pétersbourg, S.G. Galkin et Cie réalisa des revêtements d’icônes gravés et repoussés, des croix et d’autres objets de culte et de représentation, confirmant sa spécialisation dans l’orfèvrerie religieuse.

SPÉCIFICITÉ ARTISTIQUE ET TECHNIQUES

La production de la maison de commerce comprenait un large éventail d’objets en or et en argent à caractère utilitaire, décoratif et cultuel. Une place importante était occupée par les revêtements d’icônes, réalisés selon les techniques du repoussé et de la gravure, souvent associés à la dorure et à des finitions combinées.

Les techniques employées incluaient également la fonte, la soudure et une finition manuelle soignée. Le langage artistique des œuvres s’inscrit dans le courant de l’Historisme tardif et de l’Éclectisme, caractéristiques de la production joaillière moscovite du tournant des XIXᵉ et XXᵉ siècles, avec une attention particulière portée à la lisibilité de l’ornement et à la solidité de la structure.

HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE

Les œuvres de S.G. Galkin et Cie, notamment les revêtements d’icônes et l’orfèvrerie religieuse, constituent des exemples représentatifs de la production joaillière industrielle moscovite de la période pré-révolutionnaire. L’héritage de la firme revêt une importance documentaire pour l’étude de la joaillerie religieuse et des arts décoratifs russes de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, et suscite un intérêt constant de la part des musées et des collectionneurs spécialisés.

ANALYSE DU MARCHÉ

Œuvres exceptionnelles: Les objets cultuels ou de représentation de grande envergure, réalisés sur commande et dotés d’une provenance documentée, sont rares et relèvent du segment supérieur du marché. La fourchette de prix estimative se situe entre 80 000 € et 150 000 € pour des pièces de niveau muséal.

Œuvres rares: Les revêtements d’icônes, croix et objets en argent ou en or de haute qualité datant de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle présentent une demande soutenue. La fourchette de prix estimative est de 15 000 € à 60 000 €, selon l’état de conservation, la complexité technique et l’attribution.

Œuvres de série: La production standard de la fabrique, comprenant des objets utilitaires et des pièces réalisées en série, occupe le segment inférieur du marché. La fourchette de prix estimative se situe entre 2 000 € et 15 000 €, la demande étant confirmée par les résultats des principales ventes aux enchères internationales.

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