DAVID RUDOLPH

World collection

Tabatière en or « Pierres de Sibérie » avec portrait de Catherine II. D. Rudolph, fin du XVIIIe siècle.
Tabatière en or « Pierres de Sibérie » avec portrait de Catherine II. D. Rudolph, fin du XVIIIe siècle.
Bonbonnière en or et émail. David Rudolph, Saint-Pétersbourg, 1785.
Bonbonnière en or et émail. David Rudolph, Saint-Pétersbourg, 1785.

DAVID RUDOLPH

ACTIF 1779 - ANNÉES 1790

David Rudolph fut un joaillier d’origine danoise, né à Copenhague, actif à Saint-Pétersbourg entre 1779 et les années 1790. À partir du 9 décembre 1779, il fut inscrit comme maître en articles de galanterie, et dès 1793 il exerça la fonction de doyen de la corporation. Spécialisé dans la fabrication de tabatières en or et d’objets de luxe destinés à la cour, il exécuta des commandes pour la Cour impériale de l’impératrice Catherine II.

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BIOGRAPHIE

David Rudolph était originaire de Copenhague et appartenait au groupe des maîtres étrangers actifs dans le milieu artistique de Saint-Pétersbourg durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le 9 décembre 1779, il fut officiellement enregistré comme maître en articles de galanterie. En 1793, il fut élu doyen de la corporation des orfèvres et joailliers de Saint-Pétersbourg.

En 1794 et 1796, il eut pour apprentis S. Wein et H. Brugger. Les principales informations documentaires concernant le maître sont publiées dans l’ouvrage de A. E. Fersman, « Index alphabétique des orfèvres, joailliers, graveurs et autres maîtres de Saint-Pétersbourg, 1714-1814 ».

ÉTAPES DE CARRIÈRE

L’activité de Rudolph coïncida avec le règne de Catherine II, époque durant laquelle les tabatières en or constituaient un élément essentiel du protocole diplomatique et de cour et servaient de présents honorifiques et commémoratifs. La nature des œuvres conservées et leur appartenance au plus haut cercle de cour indiquent qu’il exécuta des commandes pour la Cour impériale.

Une importance particulière revient à une tabatière conservée dans la collection du Rosenborg Castle, The Royal Danish Collection, attribuée « David Rudolph, St. Petersburg ». Selon la description du musée, la gravure intérieure précise qu’elle était utilisée quotidiennement par Catherine II. Ce fait confirme le caractère strictement curial des commandes du maître et son lien direct avec des objets destinés à l’usage personnel de l’impératrice.

Son élection comme doyen de la corporation en 1793 témoigne en outre de son haut statut professionnel et de la stabilité organisationnelle de son atelier au sein de la production joaillière de la capitale.

STYLE, TECHNIQUE ET ORIENTATION

Les œuvres de David Rudolph relèvent du Rococo tardif et du Néoclassicisme naissant. Ses tabatières se distinguent par des formes géométriques clairement définies, des compositions symétriques de couvercle et un système élaboré de bandes ornementales concentriques.

L’or, les émaux colorés, la miniature de portrait, les montures décoratives en perles et diamants ainsi que les incrustations de pierres de l’Oural et de Sibérie furent utilisés dans leur décor. La palette chromatique comprend des champs d’émail cobalt, turquoise et polychromes caractéristiques du milieu curial pétersbourgeois des années 1780.

HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE

Parmi les œuvres de référence figure la tabatière dite « Pierres de Sibérie » avec portrait de Catherine II. Maître D. Rudolph. Hauteur 2,8 centimètres ; diamètre 8,3 centimètres. Musée de l’Ermitage. La composition repose sur une disposition radiale d’incrustations polies de pierres de l’Oural et de Sibérie entourant un médaillon central avec miniature de portrait de l’impératrice sertie en or.

Une importance particulière revient également à la tabatière conservée au Rosenborg Castle, The Royal Danish Collection, attribuée « David Rudolph, St. Petersburg ». Selon la description muséale, la gravure intérieure indique que l’objet était utilisé quotidiennement par Catherine II, confirmant ainsi son statut curial élevé.

Dans la collection du Victoria and Albert Museum se trouve une bonbonnière en or et émail, ornée de diamants et d’une miniature émaillée. Saint-Pétersbourg, 1785. Cet objet illustre les caractéristiques typiques de la joaillerie de cour pétersbourgeoise des années 1780 et témoigne de la reconnaissance internationale de l’héritage du maître.

Styles & periods