Franz Krüger est un peintre allemand de premier plan de la première moitié du XIXe siècle, actif comme portraitiste, peintre de batailles et animalier. Professeur à l’Académie des beaux-arts de Berlin et portraitiste de cour, il travailla pour les cours prussienne et impériale russe, exécutant des commandes de l’empereur Nicolas Iᵉʳ. Son œuvre occupe une place essentielle dans l’histoire du portrait officiel européen.
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BIOGRAPHIE
Franz Krüger naît en 1797 à Grossbadegast, en Prusse. De 1812 à 1814, il étudie à l’école de dessin rattachée à l’Académie des beaux-arts de Berlin, où sa formation s’inscrit dans la tradition académique, tout en manifestant un intérêt précoce pour les scènes de genre et les sujets militaires. En 1825, il est nommé portraitiste de cour et professeur à l’Académie des beaux-arts de Berlin. En 1831, il est élu membre libre honoraire de l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Il meurt en 1857 à Berlin.
PARCOURS ARTISTIQUE
La première période de son œuvre est marquée par des scènes de genre et des études de chevaux exécutées d’après nature, qui déterminent durablement sa spécialisation d’animalier. À partir du milieu des années 1820, Krüger s’impose comme portraitiste actif de l’aristocratie prussienne et du corps des officiers. Dès les années 1830, il séjourne à plusieurs reprises en Russie, en 1832, 1836, 1841, 1844, 1847 et 1850-1851, réalisant des commandes pour l’empereur Nicolas Iᵉʳ et pour des représentants de la cour impériale russe. Sa période de maturité est caractérisée par la création de portraits officiels de grand format et de compositions à plusieurs figures documentant la vie de cour et le monde militaire de son époque.
STYLE, TECHNIQUE ET ORIENTATION ARTISTIQUE
L’œuvre de Franz Krüger s’inscrit dans le courant du Classicisme tardif, enrichi d’éléments romantiques. Sa peinture se distingue par la précision du dessin, le rendu minutieux des costumes, des armes et des équipements militaires, ainsi que par une attention particulière portée à la représentation du cheval en tant qu’élément compositionnel et symbolique majeur. Sa technique se caractérise par une surface picturale lisse, un clair-obscur rigoureusement maîtrisé et une recherche constante de la ressemblance, conférant à ses œuvres la valeur de documents historiques visuels.
HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE
Parmi ses œuvres les plus significatives figurent des portraits officiels de membres de la haute société prussienne et russe des années 1830-1840, ainsi que des scènes de bataille et de genre mettant en scène la cavalerie. Ses œuvres sont conservées dans des collections muséales en Allemagne et en Russie, notamment dans les collections publiques de Berlin et de Saint-Pétersbourg, et sont considérées comme des sources essentielles pour l’étude de la culture de cour et de la vie militaire du XIXᵉ siècle.
ANALYSE DU MARCHÉ
Chefs-d’œuvre: Portraits officiels de niveau muséal, à l’attribution confirmée et à la provenance documentée, liés à la cour impériale russe. Fourchette de prix €100 000-200 000. Vente record: Portrait du tsarévitch Alexandre Nikolaïevitch, vendu pour environ GBP 152 500.
Atelier / Cercle: Portraits de cabinet et œuvres de la période de maturité exécutées pour des commandes de cour et aristocratiques. Fourchette de prix €50 000-100 000. Vente record: Portrait de l’empereur Nicolas Iᵉʳ, vendu en 2019 pour €80 000.
École / Suiveurs: Œuvres graphiques et peintures du cercle, orientées vers des scènes de genre et équestres. Fourchette de prix €10 000-50 000. Vente record: composition de genre à motif équestre, vendue en 2025 pour €38 000.